Joëlle Cuvilliez – « Engagez-vous qu’ils disaient ! »

A vous tous et toutes qui êtes animés de cette force de vie, de ce souffle d’énergie qui parfois soulève les montagnes, renverse les tyrans, autorise les révolutions intérieures, à vous qui aimez les lettres, les textes courts et efficaces, les harangues et les envolées lyriques, les mots chuchotés et les rappels à l’ordre ou au désordre, voici un atelier qui pourrait vous tenter.

Il a en son cœur l’engagement – que Sartre a un jour résumé ainsi : « Chaque parole a des retentissements ».

Un atelier donc, où chacun, chacune poserait des paroles qui retentiraient et ainsi s’engageraient, c’est-à-dire ferait preuve de détermination ; il en faut forcément coup pour aller au bout de l’écriture d’une nouvelle, qu’elle qu’en soit la forme, poétique ou prosaïque, discursive ou épistolaire, noire ou blanche, poétique ou prosaïque, historique ou fantastique…

Un atelier, disais-je, où le pléonasme aurait droit de cité en quelque sorte puisqu’écrire, évidemment, c’est partager, convaincre, transmettre. C’est-à-dire s’engager.

Un atelier où l’engagement pourrait être une promesse entre deux futurs, un combat, la remise en jeu de la balle, une occasion de tricoter des faits réels ou supposés, des histoires banales ou légères ou encore héroïques, passées ou actuelles, débouchant sur la vie ou sur la mort, vécues à bras-le-corps, à bout de souffle ou du bout des lèvres, politiques ou amorales, amoureuses ou financières… Et qui sait quoi d’autre encore ?

Un atelier, enfin, qui verrait en filigrane se profiler une deuxième contrainte – engageant chaque écrivant !- celle d’aller au bout de l’exercice en six séances, de ciseler le texte, de l’étoffer, de le muscler, de le raffermir, de lui apporter vigueur et profondeur, ligne après ligne, paragraphe après paragraphe, page après page. Et, si le temps et l’envie le permettent, d’oser une ultime contrainte en déclinant la nouvelle en un autre texte sur le même sujet, avec des personnages identiques, mais depuis un point de vue, une expression, une chute différents. Quand on s’engage, il faut savoir bouger les lignes !

Enfin, à tous ceux et toutes celles qui hésitent et se disent qu’ils seraient bien tentés de participer, mais sans s’engager, je préfère le dire tout net : ne pas s’engager, c’est aussi s’engager.

Née en Normandie au pays de Guy de Maupassant Joëlle Cuvilliez aime par-dessus tout voyager. Après avoir été professeur d’arabe en Tunisie et journaliste en banlieue parisienne, elle écrit, ce qui, somme toute, est encore une façon de voyager. Perpétuellement confrontée à l’exercice de la synthèse dans son métier de journaliste, elle a fait du texte court et de la nouvelle son genre de prédilection.

En savoir + : Joëlle Cuvilliez

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Les jeudis 1-8-15-22 février / 15-22 mars 2018
Théâtre Clin d’Oeil – 14h à 16h15  / 19h30 à 21h45

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