Autour de Charlotte Delbo, avec Valentine Goby – 2 Février 2018

 

Communiste, issue d’une famille d’immigrés italiens, Charlotte Delbo travaille avant la guerre comme assistante du metteur en scène Louis Jouvet. Elle s’engage en 1941 dans la Résistance avec son mari Georges Dudach qui sera arrêté avec elle et fusillé en 1942. Elle est déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 19431 parmi 230 femmes. Elle sera l’une des 49 rescapées de ce convoi qui compte principalement des déportées politiques. Pendant sa déportation, elle décide qu’à son retour, elle écrira son témoignage de ce qu’elles ont vécu, lequel sera publié en 1965 sous le titre Aucun de nous ne reviendra.

Revenue des camps, elle publie une œuvre marquée par sa déportation et garde une activité militante, s’engageant par exemple contre la guerre menée par la France pour garder l’Algérie française.
Une grande partie de son œuvre littéraire, à l’égal de celles de Robert Antelme et de Primo Levi, témoigne de ce qu’elle a vu et vécu dans les camps d’Auschwitz-Birkenau et de Ravensbrück.

Valentine Goby Charlotte Delbo

Valentine Goby Charlotte Delbo

« J’ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m’a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. »

L’une, Valentine Goby, est romancière. L’autre, c’est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d’Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.

Lorsqu’elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son oeuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d’autres risquent l’aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d’amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

En savoir + : Charlotte Delbo

En savoir + : Valentine Goby  » Je me promets d’éclatantes revanches »

 

 

Entrée :  6 € / Théâtre Clin D’œil – 12 rue de la république – Saint Jean de Braye

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