Lauréat 2017 : Sylvie Dubin

Retour sur la remise du Prix Boccace 2017

Retour sur la remise du Prix Boccace 2017

 

Ce dimanche 25 juin 2017 s’est déroulée au Château de Chamerolles (Loiret) la “Fête de la nouvelle” réunissant auteurs, comédiens, musiciens, pasticien, chanteuse, danseur, collégiens, et la grande famille des lecteurs !

C’est lors de cette fête que le septième Prix Boccace, créé par « Tu Connais la Nouvelle ? » et soutenu par le Conseil départemental du Loiret a été décerné à

SYLVIE DUBIN

« Vent de boulet »

recueil de nouvelles publié aux éditions Paul&Mike

 

Sylvie Dubin a reçu le prix (doté de 2500 euros) des mains de Frédéric Néraud, vice-président du conseil départemental du Loiret et Jean-Marie Blas de Roblès, président du jury.

 

 Sylvie DUBIN – Vent de boulet

 Des hommes suspendus à des cerfs-volants pour surveiller les lignes, un opérateur du cinéma des armées accusé de complicité de meurtre ou encore des permissionnaires prisonniers d’un train fou dans la vallée de la Maurienne, telle est – entre autres récits insolites – la matière de ces treize fables vraies. Car si la plupart des personnages sont de fiction, les faits sont authentiques, aussi incroyables qu’ils paraissent. Le recueil construit ainsi une fresque de la Grande Guerre à hauteur de poilus, violente, boueuse, et non dénuée d’un humour un peu grinçant.

Ce véritable récit-puzzle croise les destins de femmes et d’hommes ordinaires, depuis la mobilisation en août 1914 jusqu’à l’épilogue, en 1920. L’auteure y rend hommage à ses aïeuls, aux nôtres, qui ont senti le vent de boulet. Quelque cent ans plus tard, il continue de souffler…

Études à l’École normale supérieure de Paris. Titulaire d’une agrégation de lettres modernes, elle a longtemps enseigné les sciences humaines à l’École nationale supérieure des arts et métiers (Ensam). Si la majeure partie de son temps est aujourd’hui consacrée à l’écriture, Sylvie Dubin coordonne encore les épreuves de français et philosophie aux concours d’entrée des grandes écoles scientifiques.

 

Le mot du jury

Christiane Baroche, Gérard Audax, Jean-Marie Blas de Roblès, Jean-Noël Blanc, Mercedes Deambrosis, Gilles Costaz et Jean-Bernard Pouy membres du jury ont salué la lauréate :

Treize nouvelles ou récits (et ce n’est pas par hasard !) sur la Grande Guerre ou plutôt sur l’humanité étonnamment présente dans ces récits. Un vrai bonheur de lecture ! L’écriture est puissante, ciselée. C’est comme une fresque en relief dans notre mémoire collective. On est emmené, happé dans un souffle. Jamais on ne m’a parlé avec autant de force de la guerre 14. C’est un ouvrage puissamment anti militarisme mais toute en finesse et respect.

C’est construit comme un roman, car même si chaque nouvelle a son entité on y retrouve des personnages. Il y a des liens subtils entre chaque individu. Comme un puzzle construit avec intelligence et sensibilité. Sylvie Dublin ouvre des portes sans jamais en fermer et longtemps après on est encore sous le vent de ces récits.